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25 nov 2016

Qui est le Lifestyle Entrepreneur ?

Le lifestyle entrepreneur adapte son activité à son mode de vie Ce type d’entrepreneuriat se développe de plus en plus grâce à l’économie digitale. Séverine le Loarne analyse le nouveau rapport au travail qui en découle dans sa chronique entrepreneuriales.

La nouvelle était passée presque inaperçue en 2014 : la parution d’un ouvrage au titre racoleur, comme il en existe tant en management : Lifestyle entrepreneur. Cette information serait restée au stade du non-événement si elle n’avait pas suscité depuis plus de deux ans nombre de conseils sur le sujet (2), des débats, souvent houleux, sur l’Ubérisation de l’économie, de la diffusion du statut d’auto-entrepreneur ; de la prolifération de témoignages d’entrepreneurs qui déclarent gagner (bien) leur vie en travaillant (peu) et dans des endroits paradisiaques (les îles, la montagne) ; ou, dans un autre registre, la croissance de mouvements comme celui des mompreneures, ces femmes qui déclarent concilier avec le plus de succès possible vie entrepreneuriale – souvent monosalariée – et éducation des enfants.

Qu’est ce que le lifestyle entrepreneurship ? Que penser de ce « nouveau » type d’entrepreneuriat ? Peut-il tenir ses promesses ?

Travailler pour vivre et non l’inverse !

Jesse Krieger, l’inventeur du concept de lifestyle entrepreneur, définit ce mode d’entrepreneuriat comme la capacité pour un individu d’organiser son travail en fonction de son mode de vie, ceci grâce à l’économie digitale.

  • Prenons le cas de Lesley. Elle dirige une entreprise de design de sites pour des petits clients et des organisations à but non lucratif aux États-Unis. L’activité se porte plutôt bien avec près de 10 salariés et près de 100 clients fidèles. L’originalité ? Lesley vit et travaille de France tout en se rendant aux États-Unis quand cela est nécessaire. Elle a pu ainsi suivre son mari en reconversion professionnelle tout en découvrant l’Europe, le choix de la famille. Elle s’occupe, avec son conjoint, de leurs deux filles une partie de la journée, tout en développant son activité dans la journée et surtout le soir.

  • Second exemple, celui des copy editors, ces personnes qui maîtrisent parfaitement une langue – le plus souvent l’anglais – et reprennent les textes des chercheurs, journalistes, etc. avant publication. Le mien était basé en Grèce. Il organisait son temps quotidien en fonction de ses envies du jour du moment que le travail à rendre était transmis dans les délais impartis.

  • Dernier cas, l’argument avancé par Uber : le chauffeur détermine lui-même ses horaires de travail sur la plate forme et choisit son lieu d’intervention.

Telle est, selon moi, la bonne illustration de l’entrepreneuriat lifestyle (je n’ai pas trouvé d’équivalent en français sans faire une longue périphrase) : le créateur de l’entreprise adapte son activité professionnelle à la vie qu’il souhaite mener (et non l’inverse). Cette organisation implique un choix de localisation géographique (souvent de la maison), mais aussi du temps de travail (loin du 9h – 18h hors week-end et jours fériés).


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