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05 aoû 2016

JO 2016 : entre fierté et colère

Alors que l’annonce des jeux olympiques de Rio avait suscité fierté et engouement, à l’heure de l’ouverture la tendance semble s’être inversée. Dans un contexte économique, politique et géopolitique difficile Nathalie Belhoste décrypte les raisons du mécontentement des brésiliens.

Tous les quatre ans, à la veille de l’ouverture des Jeux olympiques, c’est la même rengaine pour le pays organisateur. Que ce soit pour Athènes, Pékin ou Londres, les Cassandre sonnent toujours l’alerte. Mais il faut bien reconnaître que ces JO pourraient s’annoncer sous de meilleurs auspices.

Pourquoi ces Jeux sont-ils décriés ?

Quand l’aventure des JO de Rio a commencé en 2009, le Brésil connaissait un taux de croissance de 5,1 % (en 2008) et allait devenir en 2011 la sixième puissance mondiale. Peu de voix dissonantes s’étaient alors manifestées contre le choix de Rio comme ville organisatrice, le Brésil étant le premier pays sud-américain à accueillir les Jeux. Le soft power de ce nouveau BRICS était alors à son apogée, surpassant Tokyo et Madrid.

Mais sept ans plus tard, le contexte a bien changé. Depuis 2010, le PIB du Brésil est en chute constante, il est même entré dans une phase de récession fin 2014. Par ailleurs, le pays connaît l’une des plus grandes crises politiques de son histoire avec la destitution de Dilma Roussef en mai dernier.

Depuis le début de l’année, certains médias sont alarmistes et relatent de façon très précise comment l’organisation de ces Jeux a été jalonnée de problèmes et d’imprévus. Les critiques portent principalement sur les aspects organisationnels dans la mise en place des infrastructures, la question sanitaire, la question sécuritaire et les scandales de dopage. Qu’en est-il exactement ?

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