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17 mai 2016

Achats responsables : l’effet « slow fashion »

La « slow fashion » est-elle un effet de mode ou un réel changement vers des pratiques d’achat plus respectueuses des critères sociaux et environnementaux ?

Dans une tribune publiée dans TheConversation  Hugues Poissonnier analyse le développement de la « slow fashion » dans le secteur de l’habillement.

Le mouvement slow, d’abord apparu dans le domaine de la restauration, en réaction au fast food, s’étend désormais aux habitudes de consommation les plus diverses (slow food, slow fashion…), ainsi qu’aux pratiques managériales comme en témoigne le nombre d’articles récents traitant du slow management. Dans le secteur du textile-habillement, la « slow fashion » est à l’origine de modifications marquantes des pratiques achats. Le caractère souvent précurseur de l’industrie textile-habillement-distribution confère à son étude un intérêt dépassant largement le cadre de ce secteur.

Les consommateurs prennent conscience du caractère citoyen (ou pas) de leurs achats

Propices aux remises en question en tout genre, les périodes de crise sont généralement l’occasion de voir émerger des tendances nouvelles qui, parfois, s’enracinent durablement. Souvent qualifiée de moribonde, la consommation des ménages ne reste pas à l’écart de ce phénomène. Il est d’ailleurs souvent plus juste d’évoquer des évolutions aux origines relativement profondes, vis-à-vis desquelles la crise ne joue qu’un rôle de catalyseur. Deux évolutions semblent particulièrement notables.

D’un côté les achats apparaissent davantage contenus, la diminution réelle ou anticipée du pouvoir d’achat laissant moins de place pour les « achats impulsifs ». De l’autre, la prise de conscience progressive du caractère politique de l’acte d’achat contribue au développement d’achats plus responsables de la part des consommateurs. Davantage sensibles au contenu social (notamment depuis la tragédie du Rana Plaza au Bangladesh en 2013) ou à l’impact environnemental des produits qu’ils consomment, ils modifient parfois de manière radicale leur comportement d’achat. Soulignons qu’un Américain achète en moyenne 64 vêtements par an et plus de sept paires de chaussures selon les chiffres de l’American Apparel & Footwear Association et que 85 % de ces achats finissent à la poubelle selon le Council for Textile Recycling, une ONG américaine).

 

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